Un agent qui rédige sans contrôle ne te fait pas gagner de temps
Retour terrain · 15 min
Une expert-comptable m’a demandé, au début de l’année, un agent pour préparer les assemblées annuelles des SCI qu’elle gère. J’ai commencé par lui dire non, et cet article raconte pourquoi, puis ce qu’on a construit à la place.
Il faut d’abord voir à quoi ressemble son printemps. Pour chaque société, il lui faut cinq documents : un rapport de gestion, un rapport spécial, un procès-verbal, une feuille de présence et une page de garde. Son équipe ne les écrit pas de zéro, personne ne fait ça. Elle repart de ceux de l’année précédente, ouvre les nouveaux comptes, remplace les chiffres, décale la colonne de l’année d’avant, adapte les résolutions à ce que les associés ont décidé, puis prépare les pièces à signer. Multiplié par le nombre de sociétés, c’est un mois entier de travail répétitif et dangereux, parce que la moindre erreur finit dans un document juridique signé.
Elle avait déjà essayé ChatGPT avant de m’appeler. Le texte sortait vite, avec des phrases correctes et une structure crédible, et ensuite elle repartait du début : elle comparait chaque montant avec la plaquette, cherchait les valeurs qui traînaient encore du document de l’année dernière, vérifiait que la même décision apparaissait partout de la même manière. La génération avait accéléré la première copie, mais la responsabilité de celle qui signe n’avait pas bougé d’un millimètre. Elle me l’a dit avec ses mots : c’est ce qui lui prend le plus de temps, et c’est là qu’elle se trompe.
En creusant avec elle, le vrai sujet est apparu assez vite. Ce n’était pas la rédaction, un modèle rédige très bien. C’était les chiffres. Dès qu’un agent lit un bilan ou un compte de résultat, il lui arrive d’arrondir un montant à l’euro, d’inventer une troisième décimale, de recopier la valeur de l’année précédente dans la colonne de l’année en cours, de mettre un zéro là où la ligne n’existe simplement pas dans le document, ou de transformer une virgule française en point. Ce qui rend ces erreurs redoutables, c’est qu’elles ne ressemblent pas à des erreurs. Le tableau reste propre, le total paraît plausible, et le document peut partir à la signature sans que rien ne cloche à l’œil. Dans une assemblée de SCI, ça donne un document faux avec une valeur juridique.
Je n’ai donc pas essayé de rendre l’agent plus prudent à coups de consignes. J’ai construit un système dans lequel un chiffre faux ne peut pas franchir les contrôles. Si je devais résumer le projet en une phrase, ce serait celle-ci : un document, un contrôle, une preuve. L’agent fait le travail, un contrôle séparé vérifie les règles du métier, et pour chaque montant une preuve montre d’où il vient. Quand l’un des trois manque, le workflow s’arrête.
Le chiffre le plus dangereux a l’air parfaitement normal
Pour comprendre pourquoi on en arrive là, il suffit de refaire le geste de son équipe. On prend le rapport de gestion de l’an dernier, on change l’année, on reporte les nouveaux comptes, on fait glisser la colonne N vers N-1, on met à jour l’affectation du résultat, on adapte les conventions et les résolutions, et on garde tout le reste. Le risque se loge dans ce reste.
Un chiffre oublié n’est pas rouge. Il est dans la bonne police, dans la bonne cellule, entouré du bon texte, avec la mise en page d’un document que quelqu’un a validé l’année dernière. Si personne ne le remplace, il a l’air officiel. C’est pour ça que les totaux ne suffisent pas et qu’il faut suivre le chemin de chaque valeur : où elle a été lue, quelle page la prouve, dans quelle cellule elle doit arriver, et ce qui se passe quand elle manque.
On m’objecte souvent que les modèles sont assez bons maintenant. C’est vrai, et c’est précisément le problème : leur qualité apparente masque les erreurs silencieuses, et c’est elle qui oblige à tout relire.
Dans le système que j’ai construit, l’agent garde tout ce qui demande du jugement : lire une page, rapprocher des libellés, repérer une décision dans un procès-verbal, rédiger une résolution. Les contrôles gardent ce qui ne se discute pas : une preuve existe, la forme attendue est complète, les montants se recoupent, le bloc de signature est visible sur la page rendue. Un agent ne peut pas faire le travail et certifier lui-même qu’il l’a bien fait ; ce serait comme demander à un stagiaire de relire sa propre saisie.
Ce qu’il y a dedans
Quand on dit « agent », on imagine souvent un long prompt avec accès à quelques fichiers. Ici c’est plutôt une chaîne de responsabilités séparées, et chaque brique a un rôle précis.
Il y a d’abord plusieurs agents, pas un seul, qui se partagent les étapes : l’un classe les pièces du dossier, un autre extrait les faits financiers, d’autres préparent les documents, et un dernier examine le rendu final. Aucun d’eux n’a le droit de tout faire. Chacun a son system prompt, qui est en fait sa fiche de poste : sa mission, les sources qu’il doit consulter, les décisions qu’il peut prendre et les interdits absolus, ceux qui ne souffrent aucune exception et qu’on place tout en haut.
Ensuite viennent les skills, des fiches de règles métier que l’agent charge au moment où il en a besoin. Lire un bilan, préparer un rapport de gestion et modifier un procès-verbal ne demandent pas les mêmes consignes, et cette séparation évite de noyer l’agent sous un manuel général qu’il finirait par ne plus lire.
Pour remettre son travail, l’agent ne dépose pas un texte libre où il veut. Il passe par un tool typé, un outil qui n’accepte qu’une forme précise, refuse ce qui est incomplet et est le seul à pouvoir écrire le fichier attendu. Derrière ce tool, des hooks de validation s’exécutent après chaque geste important. Ils ne discutent pas avec l’agent : ils comptent, rapprochent, vérifient les preuves et refusent tout résultat qui casse une règle.
Autour de tout ça, des garde-fous enferment le travail dans une sandbox, sans réseau, sans accès aux secrets, sans écriture libre dans le dossier. Et un workflow impose l’ordre : une étape ne démarre jamais sur un résultat invalide, les reprises sont limitées et surveillées, et elles sont interrompues si elles abîment ce qui était déjà juste.
Ce n’est donc pas un prompt plus long. C’est une chaîne où chaque responsabilité peut être inspectée séparément, et c’est ce qui permet de savoir, quand quelque chose passe, pourquoi ça a passé.
Comment un chiffre traverse les verrous
Le plus parlant, c’est de suivre un montant depuis la page du PDF jusqu’au rapport de gestion.
Le dossier comptable arrive en PDF, et la première chose que fait le système est de transformer chaque page en image. L’agent a le droit d’utiliser le texte du PDF pour trouver la bonne zone, mais pas d’en tirer un montant. Les documents comptables français malmènent les extractions de texte, avec leurs espaces de milliers, leurs parenthèses pour les valeurs négatives, leurs colonnes décalées et leurs virgules séparées de leurs décimales ; à partir d’un texte cassé, un modèle reconstruit très facilement un nombre plausible, alors que devant l’image il doit lire ce qui est imprimé. Quand le texte et l’image divergent, l’image gagne, et l’écart reste visible pour la suite. La source de vérité, ce sont les pixels de la page reçue du cabinet.
Un montant lu ne peut pas voyager seul. L’agent doit joindre la page, l’image de cette page et l’extrait où le chiffre apparaît, et cette preuve doit venir d’un document d’entrée, jamais d’un fichier que le système vient lui-même de produire, sinon on tournerait en rond. Pour le résultat de l’exercice et pour chaque cellule des trois tableaux comparatifs, la preuve doit être visuelle ; une page sans image ne suffit pas, un montant sans extrait non plus. La preuve n’est pas une note qu’on ajoute pour rassurer, elle fait partie du droit d’exister du chiffre.
Il y a ensuite la question du zéro, qui paraît anodine et ne l’est pas. Un agent remplit volontiers une case vide avec zéro parce que le tableau a l’air plus complet, sauf qu’il devient faux. Le système n’admet que deux états : soit « j’ai vu cette valeur, voici la page et l’image », ce qui vaut aussi quand la valeur est vraiment zéro, soit « cette ligne n’existe pas ou n’est pas lisible », auquel cas la valeur reste inconnue et l’absence est déclarée. Un zéro sans preuve est transformé en valeur inconnue. C’est la seule correction automatique que le système s’autorise, parce qu’elle retire une affirmation que rien ne soutient ; pour tout le reste, le contrôle refuse et demande une reprise.
La forme est fixée avant même la lecture. Le tableau de synthèse a exactement 9 lignes, le bilan 17, le compte de résultat 13, avec des libellés imposés dans un ordre imposé, et une ligne absente du PDF reste présente avec une valeur inconnue. Ça bloque trois raccourcis que j’ai vus passer : supprimer une ligne gênante, en inventer une autre, ou renommer un poste jusqu’à ce qu’il rentre dans ce qu’on attendait.
Puis tout doit se recouper au centime. Le résultat de l’exercice apparaît à trois endroits, dans le compte de résultat, dans le bilan et dans la synthèse déclarée, et les trois valeurs doivent être identiques au centime près, pas à l’euro, pas après arrondi. Les sept chiffres clés du rapport doivent aussi être strictement égaux à la cellule dont ils proviennent : les recettes selon le régime fiscal, les charges externes, les charges financières, les amortissements, la trésorerie et les capitaux propres. Un montant arrondi, une troisième décimale ou une valeur reprise dans la mauvaise colonne casse au moins une de ces égalités, et le chiffre n’avance plus.
Le contexte fiscal ne se devine pas non plus. L’exercice traité doit être celui annoncé à l’entrée du dossier, l’année comparative doit être l’année d’avant, et le régime fiscal doit être prouvé par une page, jamais déduit du nom d’un fichier ou d’une habitude. C’est ce contexte qui décide du poste utilisé pour les recettes, les loyers en régime à l’impôt sur le revenu, le chiffre d’affaires à l’impôt sur les sociétés, et le choix n’est laissé ni au style du document ni à la mémoire de l’agent.
Quand tout ça passe, l’agent ne peut toujours pas écrire le document Word lui-même. Il remet son travail au tool typé prévu pour l’étape, qui vérifie que les éléments attendus sont là, déclenche les validateurs, refuse ce qui ne respecte pas le contrat, et écrit seul l’artefact que le workflow transmettra plus loin. Cette frontière lui retire le pouvoir de contourner le contrôle : il peut proposer, il ne peut pas imposer sa proposition dans le fichier final.
Quand ça refuse, ce qui se passe ensuite
Un validateur qui refuse renvoie à l’agent la liste exacte des problèmes, avec une consigne simple : corriger uniquement l’artefact concerné, préserver ce qui était valide, et ne rien inventer pour faire plaisir au contrôle.
Avant chaque reprise, le workflow garde une copie. Si la nouvelle version perd plus de 30 % des lignes ou fait disparaître un tableau, elle est rejetée et la copie précédente revient. J’ai ajouté cette règle après avoir vu un agent obtenir un meilleur score en supprimant simplement la partie difficile. L’extraction a droit à cinq tentatives, et si les contrôles ne passent toujours pas, le dossier s’arrête. Le système ne finit jamais par accepter une valeur parce qu’il serait fatigué de la refuser.
Une fois les chiffres validés, leur passage dans le rapport de gestion ouvre une autre série de vérifications, celles qui visent directement le chiffre oublié dont je parlais plus haut. Chaque ligne qui a une valeur pour l’exercice en cours doit avoir reçu une écriture explicite, pour qu’une ancienne cellule ne survive pas juste parce que l’agent a oublié de la toucher. Toute valeur N-1 inconnue doit porter la mention « n.c. », sans quoi le chiffre du modèle de l’année précédente resterait dans la colonne comparative en passant pour une donnée confirmée. Si le modèle de document ne prévoit qu’une colonne, le workflow ajoute des tableaux comparatifs plutôt que de forcer les valeurs dans une structure inadaptée. La mention « premier exercice » est refusée dès que des documents antérieurs existent. Et le bloc de signature doit porter les noms des gérants et rester visible sur la page rendue.
Arrivé là, le montant a fait tout le chemin : lu sur les pixels, accompagné de sa preuve, placé dans une forme fixe, recoupé au centime, relié au bon contexte fiscal, transmis par un tool typé, et écrit dans une ligne contrôlée du rapport.
Ce que la boucle d’évaluation m’a appris
Les premiers essais sur trois dossiers réels réussissaient 8 contrôles sur 12, donc 66,7 %. Le système attrapait déjà des erreurs, mais quatre comportements passaient encore.
J’ai d’abord travaillé la skill d’extraction, la fiche de règles chargée au moment de lire les comptes. Cinq versions ont été testées sur les mêmes dossiers, et la meilleure a plafonné à 9 sur 12. Ce plafond m’a appris quelque chose : trois de ces versions ont été rejetées parce qu’elles faisaient régresser un dossier qui passait avant, et l’une d’elles, qui ajoutait des exemples de calcul et avait l’air plus pédagogique, a perdu deux points. Une consigne ne mérite pas d’entrer dans le système parce qu’elle paraît raisonnable ; elle doit améliorer les résultats mesurés sans casser un cas déjà juste.
Les erreurs qui restaient, l’arrondi à l’euro, la troisième décimale, la virgule devenue point, étaient toutes couvertes par une règle de la skill. L’agent ne lui donnait simplement pas assez de poids au moment décisif. J’ai déplacé ces règles absolues dans le system prompt, la fiche de poste qu’il lit en permanence, et le score est passé à 11 sur 12. Une dernière ligne, qui impose le bilan et le compte de résultat au centime près, a donné 12 sur 12, puis 20 sur 20 avec le jeu de contrôles complet.
La leçon dépasse ce dossier. Ajouter des exemples n’améliore pas forcément un agent, et empiler des consignes dans une skill peut diluer l’interdit qui compte. Les règles métier restent dans les skills, les quelques limites qui ne souffrent aucune exception montent dans le system prompt, et ce sont les validateurs qui décident ensuite si elles ont vraiment été respectées. Je n’ai pas rendu l’agent incapable de produire une mauvaise valeur, j’ai rendu cette valeur incapable de passer.
La nuit du 27 avril
J’ai déposé trois dossiers le 26 avril à 23 h 28. Le traitement s’est terminé le 27 à 0 h 05 : trois dossiers en série, cinq documents chacun, quinze documents en trente-sept minutes.
Le délai est agréable, mais ce sont les refus qui m’intéressent. Cette nuit-là, quatre artefacts ont été arrêtés par leur hook de validation, un rapport de gestion, deux repérages de modèles et un lot de documents juridiques, et les quatre sont passés à la deuxième tentative.
2026-04-26T23:34:23.362780861Z validation failed attempt=1/5 errors=1
2026-04-26T23:46:01.220358604Z validation failed attempt=1/2 errors=3
2026-04-26T23:49:41.599751959Z validation failed attempt=1/5 errors=1
2026-04-26T23:56:25.382611384Z validation failed attempt=1/2 errors=2
Le premier dossier a aussi révélé un défaut qu’aucun test sur les chiffres n’aurait vu. Le procès-verbal annonçait qu’il devait être signé, mais sa dernière page ne montrait pas le bloc de signature. Le contrôle visuel, qui regarde la page rendue et pas le texte, l’a renvoyé deux fois à l’agent chargé des documents juridiques.
2026-04-26T23:36:33.508212886Z [error] PV p3 : fin sans bloc de signature visible
2026-04-26T23:36:45.819969283Z reroute → documents juridiques (1 correction)
2026-04-26T23:38:12.659910166Z [error] PV p3 : bloc de signature toujours absent
2026-04-26T23:38:29.869159530Z reroute → documents juridiques (1 correction)
2026-04-26T23:40:12.538104220Z QA passe 3 OK
La première correction n’avait pas suffi, le contrôle a constaté que le bloc restait invisible et a refusé encore, et à la troisième passe le document est passé. Le troisième dossier a demandé lui aussi trois passages de contrôle visuel, avec quatre anomalies réelles corrigées avant que le cabinet ne voie quoi que ce soit.
Le matin, l’expert-comptable a trouvé ses quinze documents et un point précis à examiner. Sa relecture a commencé par l’exception signalée, puis elle est revenue au fond des décisions, ce qui est son vrai métier. Un système qui ne refuse jamais ne vérifie probablement rien, et je préfère de loin des logs pleins de refus à un dossier qui passe en silence.
Ce que le contrôle ne fera jamais
Les validateurs savent exiger la preuve d’un montant, compter les lignes d’un tableau, rapprocher des valeurs, vérifier qu’une date apparaît, voir si un bloc de signature est présent. Ils ne décident pas si une formulation est juridiquement adaptée au cas, ils ne valident pas l’opportunité d’une affectation du résultat, ils ne jugent ni les conventions, ni les droits de vote, ni la tenue de l’assemblée à la place du cabinet. Le fond juridique reste chez elle.
La relecture humaine reste donc indispensable, mais elle change d’objet. Elle ne cherche plus une cellule oubliée parmi des dizaines de valeurs ; elle examine les décisions, les situations ambiguës et les avertissements que le workflow a isolés pour elle. C’est la même frontière que dans ce rapport où chaque conclusion garde sa traçabilité et dans ce système d’achats où préparer une action reste séparé du droit d’engager. Le contrôle réduit la surface de vérification, il ne supprime pas la responsabilité de celle qui signe.
Tout le monde a le même modèle
Le modèle qui rédige ces documents n’est pas rare. Tu peux ouvrir le même assistant demain matin, un concurrent peut appeler le même service, et n’importe quel développeur peut produire un prompt convaincant en une après-midi. Ce qui est rare, c’est d’avoir rendu les règles du métier exécutables et d’avoir organisé les briques pour qu’elles se contrôlent entre elles : chaque montant qui revient à l’image qui le prouve, le zéro distinct de l’inconnu, les tableaux qui gardent leurs 9, 17 et 13 lignes, les trois résultats qui se recoupent au centime, la reprise annulée quand elle perd plus de 30 % des lignes, la signature invisible qui renvoie le document en correction.
Ces règles ne sortent pas d’un prompt. Elles viennent du travail réel : observer le geste annuel de l’équipe, repérer l’erreur silencieuse, décider qui a le droit de corriger quoi, construire le contrôle, puis le confronter à des dossiers imparfaits jusqu’à ce qu’il tienne. Avec ChatGPT ou Cowork, tu obtiens une copie rapide et propre que tu relis en entier. Avec un agent, son system prompt, ses skills, un tool typé, des hooks de validation, des garde-fous et un workflow de reprise, tu obtiens une copie contrôlée, corrigée, et accompagnée de ses preuves.
Cette façon de faire dépasse largement les assemblées de SCI. Elle vaut pour les notes de clôture, les contrats, les procédures, les rapports, et pour n’importe quel document dont une erreur discrète peut engager une entreprise. On peut déléguer le travail à un agent ; on ne lui délègue pas la vérification.
Dans ton activité, quel est le document qui a l’air terminé alors que quelqu’un doit encore en vérifier chaque chiffre ?